vendredi 23 novembre 2018

Des grands lecteurs !


L’école en visite à la bibliothèque

 
Depuis plusieurs années, les bénévoles de la bibliothèque reçoivent les élèves de l’école de Trausse. Un lundi sur deux, ce sont les maternelles de la classe de Maëwa Sacquet, directrice, qui se rendent à la bibliothèque, et un vendredi sur deux, les élèves du CP au CM2 de Solene Mariauzouls qui viennent y passer un moment. Ces derniers ont participé l’an dernier avec la bibliothèque au prix littéraire des Incorruptibles. Leur enthousiasme et lur application a été tel, que l’opération est renouvelée cette année par les bénévoles. En attendant le début de cette nouvelle aventure littéraire, les élèves qui empruntent un livre sont invités à le présenter à leurs camarades au rendez-vous suivant. Les échanges sont passionnants, les termes précis, les questions pertinentes. Un moment très riche pour les élèves, les institutrices et les bénévoles. 

 

 
A tour de rôle, Marion, Manon, Néo, Lucas, et Lenny (en photo) ont partagé leurs impressions sur leur lecture

Les nouveautés !

LES NOUVEAUX ACHATS SONT DISPONIBLES !
BONNE LECTURE

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LEURS ENFANTS APRÈS EUX
Nicolas MATHIEU

RÉSUMÉ
Moselle, de l'été 92 à l'été 98, portrait couleur sépia des premiers émois amoureux, petites et grosses bêtises, de la chaleur du ciel à celui des corps, de l'adolescence à la vie adulte, comment trouver sa voie dans un monde qui meurt ? Les tribulations d'Anthony, ado meurtri, vont se dérouler sur quatre été caniculaires. Autour de lui gravitent sa famille dysfonctionnelle, le cousin, les filles et les jeunes errants du quartier et en lui, cette rage qui ne demande qu'à sortir.
COMMENTAIRE DE MEHDI 
Un roman captivant et débordant d'humanité, chronique sociale et politique d'une monde d'usines qui ferment où la violence économique a enfanté déclassement, misère, violence et racisme.

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SUJET INCONNU
Loulou ROBERT


RÉSUMÉ 
Elle, pas de prénom, petite fille bizarre, sans ami, sauf Sam, son doudou. Relation fusionnelle avec sa mère. Sa mère qui tombe malade. Le cancer. Son univers se fissure, comme le monde de l'enfance qu'elle quitte pour celui de l'âge adulte. Départ pour la fac. Jeune étudiante douée, docile, solitaire. Elle tombe sur lui. Plutôt lui tombe sur elle, et c'est la montée au Nirvana. enfin elle se sent vivre, enfin elle s'autorise à être elle, à travers lui. Mais lui a besoin d'elle pour exister, d'elle que pour lui, d'elle entièrement. Et il la dévore. Elle consent. Parce qu'elle ne pas pas vivre, elle ne sait pas être sans lui. 
COMMENTAIRE DE DELPHINE
Qui domine l'autre, qui se sert de l'autre, qui a besoin de l'autre, qui détruit l'autre, dans cette danse amoureuse passionnée, charnelle, macabre ?
Une écriture nerveuse, directe, crue. Comme une respiration saccadée, comme on court après l'amour, la passion, la vie.   
Un livre fort sur la passion amoureuse qui consume.

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LES LOYAUTÉS
Delphine De VIGAN

RÉSUMÉ
Hélène est prof de SVT en collège et cache une blessure d'enfance. Elle croise Théo, son élève, 12 ans. Elle reconnaît chez Théo la même blessure que la sienne. Sauf que toutes les blessures ne font pas de bleus. Toutes les blessures ne laissent pas des traces sur le corps. Théo n'est pas un enfant battu. Théo est un enfant sans amour, laissé à l'abandon, entre une mère qui nie l'existence même de son père et de fait une partie de la personnalité de Théo, et un père qui a renoncé à être. Théo a choisi, de se détruire, à petit feu. Fatigué, il veut débrancher.
COMMENTAIRE DE DELPHINE
Avec ce livre on est dans l'urgence. L'urgence et l'obsession d'Hélène pour sauver Théo. On voit l'impuissance de l'administration, quand elle n'est pas indifférente. Sans marque, sans coup, on passe à côté de la détresse de l'enfant qui sombre. A travers le récit de ce suicide programmé, on croise Mathis, le copain de Théo, son unique complice, fasciné par Théo, gamin perdu lui aussi qui voit son équilibre familial se craqueler au moment où il quitte le monde de l'enfance pour entrer dans celui de l'adolescence. 
Un livre fort, noir, qui prend aux tripes.

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LES PRENOMS EPICENES
Amélie Nothomb

RESUME
Les prénoms épicènes peuvent être à la fois masculins et féminins. A ce nom savant on préfère souvent le terme de prénoms mixtes.
Derrière le titre d'Amélie Nothomb, l'histoire d'une relation père fille.
Ce roman sera en quelque sorte une contrepartie du précédent "Frappe-toi le cœur", qui traitait d'une relation mère fille.
COMMENTAIRE DE JEAN LOUIS
L'histoire tourne autour de ces personnages comme l'orage avant d'éclater.
Le dénouement c'est l'épicentre, le lecteur est amené à s'en rapprocher progressivement dans une spirale concentrique.
Récit direct, sans détours, sans maniérisme qui laisse la place au lecteur, à son imagination, son inventivité.
C'est un roman pâtissier qui se déguste avec gourmandise. L'action se déroule entre Paris et Brest, avec 2 personnages qui se lient : Reine et Claude mais pas tarte quand même.


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MANUEL DE SURVIE A L'USAGE DES JEUNES FILLES

Mick Kitson

RESUME
Que font deux gamines en plein hiver dans une des plus sauvages forêts des Highlands, à des kilomètres de la première ville ?
Sal, 13 ans, gamine au caractère bien trempé, a minutieusement préparé leur fuite d'un quotidien cauchemardesque. C'est pour éviter le même sort à sa petite sœur Peppa, qu'elle adore, qu'elle a mis au point un plan parfait pour vivre enfin tranquille.
Dans le silence et la beauté absolue des Highlands, Sal raconte, elle parle de leur mère désarmée devant la vie, de Robert le salaud, de la tendresse de la sorcière attirée par l'odeur du feu de bois, mais surtout de son amour extraordinaire pour cette sœur rigolote qui aime les gros mots et faire la course avec les lapins.

COMMENTAIRE DE MARIE-PAULE
Conte de fées dans lequel deux gamines échappent à un ogre malfaisant en se cachant dans la forêt. Elles y rencontrent une bonne fée qui les aidera à survivre et à remettre leur vie sur les rails d'une certaine normalité. La nature sauvage et préservée apparaît comme un refuge pour ces femmes blessées par la cruauté des hommes. Au travers de l'auteur, on voit de belles choses plutôt que le sordide.
Roman désespérant mais LUMINEUX

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ISIDORE ET LES AUTRES
Camille Bordas


RESUME
Difficile à onze ans de trouver sa place dans une famille de surdoués, surtout lorsqu'on se contente d'être « normal ». Entouré de cinq frères et soeurs qui dissertent à table des mérites comparés de Deleuze et Aristote, Isidore recherche d'abord l'affection de son meilleur ami, monument de douceur : son canapé. Dans sa famille, seul Isidore est capable d'exprimer des émotions, de poser les questions que les autres n'osent pas formuler. Et lorsqu'un drame survient, il est le seul capable d'écouter et réconforter son prochain. A moins que, épris d'ailleurs, il ne réussisse enfin une énième fugue qui lui ouvrirait un monde de liberté et de légèreté.
Dans Isidore et les autres, écrit initialement en anglais par l'auteure, Camille Bordas brosse avec humour le portrait sensible d'un jeune garçon qui s'affranchit de son enfance sous le regard d'adultes encore plus désorientés que lui.
COMMENTAIRE DE MEHDI
Une fresque familiale tendre et émouvante, un portrait d'adolescent plein de finesse
COMMENTAIRE DE MARIE-PAULE
Le rythme est un peu lent mais on se plaît à grandir auprès d'Isidore. Il est doué pour la vie, ses frères et sœurs surdoués, non. 

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COMME UN LUNDI

Thomas Vinau


Avec délicatesse et poésie, Thomas Vinau chante « la petite fumée de nos vies ». Il cherche le mot juste pour dire la solitude des matins gris, la lassitude des jours qui se ressemblent, puis, comme un éclair, la beauté d'un instant suspendu.
Ses poèmes en prose sont à la fois mélancoliques et lumineux.
Lire Thomas Vinau c’est porter un regard différent sur les choses et les situations du quotidien. C'est se laisser entraîner dans une rêverie poétique, des textes courts où les émotions se chevauchent, nous faisant passer du sourire à la profondeur
COMMENTAIRE DE MEHDI
Petit bijou lumineux qui ne jouera pas les gros bras dans la rentrée littéraire mais qui fait du bien
COMMENTAIRE DE MARIE PAULE
Entièrement d'accord avec Mehdi, à lire sans modération mais en prenant son temps.

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EINSTEIN, LE SEXE ET MOI
Olivier LIRON

RESUME
L'auteur, autiste Asperger qui a du mal à comprendre le sarcasme ou l'ironie, calcule en un rien de temps le produit de 247 856 par 91. Il nous convie dans ce livre à pénétrer dans son monde. Pour cela il utilise un fil rouge, sa participation en 2012 au jeu télévisé Questions pour un Champion. Très occupé à gagner, tout autant qu'à nous expliquer ce qui lui est arrivé, il nous parle de sa vie, de sa différence, de son enfance solitaire et de la violence incroyable du collège. D'où son refuge dans les mots et sa passion pour la connaissance encyclopédique, "des informations pour peupler ma solitude" dit-il.
COMMENTAIRE DE MEHDI 
Quand la différence se révèle être une force, il en résulte un livre à la fois décalé, touchant et divertissant, un étonnant récit de vie.

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CA RACONTE SARAH
Pauline DELABROY-ALLARD

RESUME
Histoire d'amour magnifique, d'amour fou, brûlant entre deux femmes. La narratrice qui vit seule avec sa fille, rencontre Sarah un soir de réveillon chez des amis. Sarah, violoniste concertiste fantasque, exaltée, rentre dans sa vie comme une tornade, d'abord sur le terrain amical, puis très vite les deux jeunes femmes deviennent amantes. Amour secret, passion assumée, elles ne se cachent plus. La narratrice tente d'être l'élément modérateur dans ce couple improbable. Puis vient le temps de la désillusion et la folie qu'amène la trop forte douleur. L'absence sature l'espace, c'est "la vie sans elle mais la vie quand même".
COMMENTAIRE DE MEHDI 
Un roman de l'extrême qui se lit en apnée, époustouflant !

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CAPITAINE
Adrien BOSC

RESUME
Un roman à la fois reportage et littérature, documentaire et fiction. Le 24 mars 1941, le Capitaine-Paul-Lemerle quitte le porte de Marseille, avec à son bord un melting-pot de nationalités, bon nombre de VIP intellectuels, artistes, ou bourgeois nantis, opposés au régime de Vichy entre autre André Breton, Anna Seghers, Wifredo Lam, Claude Lévi-Strauss, côtoyant au plus serré des émigrés politiques, apatrides, réfugiés espagnols, juifs allemands ...
COMMENTAIRE DE MEHDI
Erudit, romanesque, c'est tout un pan méconnu de notre histoire que l'auteur fait revivre avec maestria.

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TENIR JUSQU'A L'AUBE
Carole FIVES

RESUME
Mère célibataire d'un enfant de deux ans, loin des siens, la narratrice ne peut compter que sur elle même. Son travail à domicile ne lui rapporte pas grand chose, les problèmes financiers s'accumulent, le père ne se manifeste pas et l'enfant n'est pas toujours facile à gérer. Certaines nuits, quitte à prendre de gros risques, alors qu'il est endormi, elle quitte l'appartement sans autre but que de voir d'autres gens et de sortir de ce huis clos étouffant qu'elle vite avec son fils. Un espace de respiration afin de pouvoir tenir, au jour revenu, son rôle de mère attentive et aimante, une joie mais un fardeau.
COMMENTAIRE DE MEHDI
Un roman fort qui sent le vécu, sur un sujet de société très actuel. Carole Fives dédie son écrit à son fils.


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... Et encore
"On la trouvait plutôt jolie" de Michel Bussi

"Chien-loup" de Serge Joncour

"A son image" de Jérôme Ferrari


lundi 12 novembre 2018


RELIT NOVEMBRE


Vendredi 16 novembre à 20h30 


Salle de la Tour



Delphine et Marie-Paule présenteront les nouveaux achats de cette fin d’année, titres issus pour beaucoup de la sélection de la libraire Mots et Cie. Les participants sont également invités à proposer et échanger leurs coups de coeur de la rentrée. 



Entrée et participation gratuite

L’inscription à la bibliothèque est gratuite (prévoir un chèque de caution de 15 euros non encaissé pour les emprunts).



Permanence le lundi et le vendredi de 16h à 18h. 

Renseignements : 06 08 12 90 59 / castan.gd@orange.fr 

jeudi 1 novembre 2018

PMPM octobre 2018


Par Monts et Par Mots

OCTOBRE 2018

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Un cadavre exquis à plusieurs mains
pour un résultat surréaliste, poétique, drôle ...


Cette splendide fille achète la petite fille joufflue.

Les hortensias du cimentière postillonnent le long du bois.

Les mages rêvent profondément sur le toit.

Une main squelettique quitte une valse à trois temps.

Un escargot tout chaud allume la fin des haricots.

Simon’s cat racontera les carottes râpées.

Un cirque de village piétine le soleil.

La rose bleue accroche une plage paradisiaque.

Les enfants échevelés dansent légèrement une pharmacie neuve.

La trousse de secours recouvre le gros chat.

Les soldats de plomb pêchaient le manteau à poils.

Les pommes vertes entourent un agent de la force publique.

L’écrevisse rousse vénère les gros chats gris.

Un petit singe avale les feuilles mortes.

La girafe bretonne joue le substitut énervé.

Les étoiles du soir pétaradent par le trou du mur.

Le jardin ensoleillé mange goulûment un cadavre exquis.

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Sur le mode allitération
Un son tiré du chapeau
Et c’est parti pour un texte avec le maximum de mots contenant le son « PR »



Que je suis contente d'être partie! 
Oui, c'est la phrase appropriée! s'exclama Praline prenant le parti de se réjouir, probablement ,pour se  prouver que sa priorité c'était de procéder au plutôt à un oubli proprement définitif de cet amour printanier avec ce prétendu prétendant prétentieux;ce  journaliste proche de la Pravda d'un professionnalisme prudent prônait,prétendument par pragmatisme,  une prostitution professionnelle.
Praline semblait proche d'approuver ce parti pris qui procédait ,pensait- elle, d'une prise de position présentant une propension à la modernité.
Éprise de ce provocateur prédicateur elle eu vite la preuve que s'il était prolixe en promesses, il présentait une probité capricieuse. 
Elle ne voulait pas repriser ses chaussettes pour des prunes.
Pour éviter cette épreuve , elle allait le planter presto;pas besoin de waterproof, elle ne pleurerai pas.
Il allait la prendre pour une proutteuse mais son opprobre, elle s'en moquait, parfaitement!
Josette
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Que je suis content d’être parti ! Après toutes ces années à pratiquer mes loisirs préférés, vive la retraite. Me voilà redescendu en Province, près de mes proches. Dans ma propriété arborée de cyprès, j’élève désormais des caprins dans des prés. J’ai repris des prairies en déprise agricole. Il était temps, la vie parisienne m’avait rendu dépressif, dépravé et presque fou. Heureusement qu’un praticien prudent s’est occupé de ma personne. J’ai produit de gros efforts pour me protéger de cette détresse. Mon leitmotiv quotidien était de prendre des précautions et de faire des progrès constants. Désormais me voilà prêt à appréhender ma nouvelle profession d’agriculteur. Ma volonté est de développer les circuits de proximité avec mon propre réseau de promotion et de commercialisation. Désormais je ne suis plus pressé par la vie, je prends le temps de prier, de promouvoir mon territoire, de me projeter en avant. Une nouvelle vie remplie de sagesse et de prudence. Parfois je me souviens de mes premiers pas dans la pénitencière, c’est déprimant. Sapristi, j’ai bien fait de quitter les prisonniers, ce monde carcéral qui m’a pris toute ma liberté pendant quarante ans de ma vie.
Denis

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« Que je suis contente d’être partie ! » avait lancé Pimprenelle. C’était son prénom. Sapristi, fit de la dépression et de la prostitution ! A l’approche du printemps, elle s’était promis de ne plus reproduire ses principes de dépravée. Telle une prestidigitatrice, elle avait prévu de procéder à un autre programme. Elle dirait prout à Proust, son proxénète qui la pressait pour faire progresser ses prix. Plus de prière, plus de prudence, tel un caprin non apprivoisé elle empruntait le chemin des cyprès. Elle s’était épris d’un apruti, mais le processus était inversé. Elle prit le paprika, des prunes pourpres pour l’après-midi, et sans prétention, telle la proue d’un navire, elle préféra ne plus être la propriété ou la proie de quiconque, mais être lipre dans la prairie. Un joli prélude avant de procéder à la reprise en main de sa vie.
Delphine

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Que je suis content d'être parti. Je prévois de partager les pralines sous les cyprès .
Le pourpre du pré printanier est proche. J'approche de la prison , prélude à propension de proses et de prières. L'âpre vie de prisonnier repris avec mépris, mouille mes prunelles.
Les prières qu'il profère prônent la prise de prunes à tout prix, et propose une pratique de la probité. Il faudra prévoir leurs préférences avec prudence, en prélude à leur liberté. Apprendre la propriété et la propreté aura un prix.

Renée
 

Vacances d'automne


lundi 15 octobre 2018

Fermeture exceptionnelle

EN RAISON DES INTEMPÉRIES 

LA BIBLIOTHÈQUE SERA FERMÉE 

CE LUNDI 15 OCTOBRE